20 septembre 2003
Lyon passe à la moulinette
On nous annonçait un OL retrouvé, un Barca en rodage.
On nous annonçait un possible exploit. Il n'en a rien été. La
meilleure équipe française a été dominée et logiquement écrasée par
un Barca qui a retrouvé une grande partie de son jeu et de ses automatismes.
Il n’y a d'ailleurs pas eu de suspense. Jamais les Français n'auront donné
l'impression de pouvoir gêner les Catalans.
Au coup d’envoi, les supporters lyonnais ont d’abord été surpris par la composition de leur équipe : Reveillère arrière gauche, pour empêcher les rentrées vers l’axe de Messi ( sans succès), Belhadj milieu gauche, alors qu’il n’a que rarement été utilisé en ce début de saison. Et un axe central Squillaci-Bodmer, qui laissait planer d’immenses interrogations sur les capacités de l’OL à enrayer la machine barcelonaise.
Les champions de France surprenaient également par leur positionnement attentiste, leur refus de pousser leurs offensives, par leur attitude frileuse et défensive. Et face à un Lionel Messi déchaîné, les Lyonnais ont inexorablement reculé, joué sur le fil du rasoir, avant d’être logiquement mené sur un malencontreux but contre son camp de Clerc.
- Compte tenu de l’écart de niveau entre le sextuple champion de France et les Blaugrana, la question du niveau de la Ligue 1, et par ricochet, de ses représentants en Europe se pose. Ces dernières années, l’OL était l’arbre qui cachait la forêt en s’imposant régulièrement face aux grandes équipes ( Real Madrid par deux fois, victoire à San Siro sur l’Inter, voire sur le Werder Brême). Mais depuis l’élimination face à l’AS Roma en mars dernier, et surtout après le mercato estival, l’OL est redevenue une équipe moyenne, même pas certaine de disputer les 1/8ème de finale de la Ligue des Champions.
- Les choix tactiques frileux, insensés, parfois incompréhensibles de certains de nos entraîneurs : Nous avions développé une certaine « incompétence tactique » de Raymond Domenech lors des rencontres face à l’Ecosse (voir article « La France qui perd version Domenech »), nous pouvons aller plus loin ce soir. Comment une équipe comme Lyon, avec ses difficultés défensives (les Lyonnais ont pris 7 buts en 7 matches de L1), un Bodmer dont ce n’est pas le poste et qui n’est guère rassurant, mise toute son organisation sur le fait de « ne pas encaisser de but ». Et inversement, l’équipe ne s’appuie pas sur ses points forts, que sont le milieu de terrain et l’attaque. Ce soir, au-delà de la défaite qui n’a rien de honteux, c’est l’incapacité des Lyonnais à se procurer la moindre occasion qui nous frustre. Et ce genre de tactique, de mentalité, sont le reflet d’un championnat où ce type de choix se produit lors de 9 matches sur 10.
Combien de fois avons-nous entendus des joueurs français
prononcer ce genre de phrases : « Ce soir, nous n’avons pas assez
joué, pas joué comme on aurait dû. Nous perdons avec beaucoup de
regrets ».
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