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L'univers du ballon rond vu par des fous2foot. Oeil critique et esprit acerbe sont au rendez-vous !!

19 septembre 2007

Le rugby peut-il mettre à la porte le football ?

laporteLe football doit-il copier son lointain cousin de l'ovale ? Alors que la Coupe du Monde de rugby en France mobilise les foules et occupe l'espace médiatique, le ballon rond fait parfois figure de vilain petit canard, accusé des pires maux de la société moderne par comparaison avec l'état d'esprit convivial du jeu à XV. Bien sûr, la récupération politique n'est jamais loin et le rugby profite d'un vrai effet de mode qui dépasse de loin le simple engouement sportif. Le monde du football, pourtant, aurait bien des choses à prendre de son sport concurrent, notamment sur le plan du fair-play et du respect du corps arbitral.

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Voilà donc venue l'heure de gloire médiatique d'un sport pétainiste joué par des tracteurs auprès desquels Francis Llacer a l'air d'un gendre parfait. Un sport folklorique issu d'une région qui se croit si grande qu'elle donne plusieurs noms aux mêmes rivières. Un loisir qui a sa place pour certain, quelque part entre le tir à la corde, la course de sac et le lâcher de vachettes. Mais ceux-là sont bel et bien restés bloqués dans un interstice temporel, coincé quelque part dans les années 70-80, banane sur la tête, jean « pattes d’eph’ » et fiévreux de disco. Non les amis, détrompez-vous, le rugby s’est métamorphosé, devenant désormais le sport IN, tendance du moment, surfant sur la gigantesque vague amené en France par Max Guazzini. Alors ouvrons les yeux, et plutôt que de râler, critiquer, tel un pousse-citron moyen, faisons preuve d’ouverture, d’autocritique pour voir ce que le rugby peut apporter au football.

Depuis maintenant une semaine, tout le monde n'a plus que ce sport à la bouche. Plus de 14 millions de téléspectateurs ont suivi sur TF1 le match d'ouverture de la Coupe du Monde entre l'équipe de France et l'équipe d'Argentine. Le ballon ovale n'a jamais suscité un tel engouement populaire dans l'Hexagone. Tout est bon pour sanctifier le sport de la convivialité et souligner les valeurs de fraternité, de solidarité et de fair play accompagnant le rugby. Par opposition, le football est montré du doigt. Les joueurs sont des pleureuses quand les rugbymen impressionnent de bravoure. Les supporters du ballon rond des voyous quand les amateurs du sport de Serge Blanco sont solidaires et fair-play. La violence du football est ainsi stigmatisée par les politiques en comparaison avec l'esprit "Rugby".

Bien sûr, tout n'est pas rose dans le monde de l'Ovalie et le professionnalisme accéléré que connaît ce beau sport apporte son lot de problèmes et d'adaptations plus ou moins souhaitables dont une « people-isation » de ses joueurs qui n'est pas sans rappeler celle des champions du monde après le Mondial 1998. Il est certain également, que le public n'est pas le même et le terreau social du football, plus populaire, explique en partie ce décalage passionnel, bien qu'il faille éviter là encore les clichés inhérents aux deux pratiques. Pour caricaturer, le football est vécu comme une religion tandis que le rugby est plus un art de vivre. De là, deux conceptions très différentes de vivre et encourager son équipe.

Néanmoins, malgré les nombreuses différences culturelles et sociales, le football a bien des enseignements à tirer de son voisin médiatique. Sur le plan de l'état d'esprit évidemment, le rugby montre l'exemple avec un grand respect des décisions arbitrales, il est vrai facilité par des dispositifs réglementaires adaptés. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'Ovalie et pénaliser de dix mètres les joueurs qui protestent les coups de sifflet de l'homme en noir ? Pourquoi ne pas utiliser la vidéo pour valider les buts ? Pourquoi enfin, ne pas permettre au corps arbitral de donner un but de pénalité en cas de geste manifeste d'antijeu ?

A titre d'exemple, il paraît aberrant de siffler un simple penalty lorsqu'un joueur de champ arrête de la main un ballon sur sa ligne, donnant ainsi une chance de plus à son équipe de ne pas encaisser le fameux but... Toujours sur le plan des règles, l'utilisation de la suspension temporaire possède certaines vertus comme de mettre le fautif devant ses propres responsabilités.

Enfin, et c'est indéniable, l'esprit de communion partagée qui règne après les rencontres de rugby gagnerait à se propager au football. La fameuse troisième mi-temps, même si celle-ci n'est pas toujours de tout repos n'a pas d'équivalent dans le monde du ballon rond. Jamais l'hymne national n'aurait été sifflé, par exemple, avant Italie-France en rugby. Histoire de respect, bien sûr, mais aussi d'imitation collective et d'éducation. Dans ce domaine, le football a beaucoup de choses à apprendre. Consultez notre forum sur le même thème !

Posté par kozaczyk à 23:47 - - Le débat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


12 septembre 2007

Quel est le niveau de la Ligue 1 ?

La rédaction de Fou2Foot vous propose un nouveau rendez-vous et une nouvelle rubrique pour venir débattre d'un thème.

Depuis quelques mois les spéculations et la guerre des nerfs ont commencé au sujet des droits TV de notre championnat, dont l'appel d'offres sera lancé avant la fin de l'année 2007. La partie de poker entre la Ligue, détentrice de ces droits, et LA chaîne du football, Canal+, atteint son paroxysme. D'une part les vendeurs, qui vantent les mérites d'un spectacle, du plus grand et du plus passionnant "feuilleton" de l'année, et d'autre part, les acheteurs de ces droits, déterminés à faire baisser le prix et à tuer dans l'oeuf une éventuelle concurrence, venue d'un nouvel opérateur ou d'un groupe étranger ( Et oui, il a été cité le nom de compagnies étrangères pour acheter les droits de notre L1).

Mais au-delà de cette bataille des mots, cet épisode de la vie de notre championnat soulève une seule question : Quel est le niveau de la Ligue 1 ?

Nancy leader, des promus qui tiennent tête aux "cadors" (du moins en terme de budget) , des "icônes" de la L1 qui coulent, à l'image de Nantes, et d'Auxerre. Sans parler de cette fuite des talents que beaucoup jugent à l'origine de la régression du niveau de notre championnat.

Et les indicateurs ne manquent pas pour vérifier le niveau de notre championnat : Parcours désastreux en coupe d'Europe, incapacité d'attirer des grands noms dans notre élite, baisse conséquent du nombre de buts, etc..

Dans le même temps, Frederic Thiriez, le président de la Ligue juge le championnat d'un niveau équivalent à ceux des autres grandes nations du football et argue que la diminution des buts vient de la qualité de nos gardiens et de nos défenseurs. D'autres mettent en avant la "faiblesse" de notre législation, surtout en matières d'impôts et de charges patronales, pour justifier une précarité financière et des structures indignes de clubs d'élite.

Quelle est votre opinion sur le sujet ? La Ligue 1 mèrite-t-elle ses 600 millions ? Est-elle d'un bon niveau ? Et que faudrait-il faire pour la rendre plus attractive ?

En résumé : Quel est le niveau de notre Ligue 1 ?

MB

Posté par mbadakhch à 01:16 - - Le débat - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 septembre 2003

Le rugby peut-il mettre à la porte le football ?

laporteLe football doit-il copier son lointain cousin de l'ovale ? Alors que la Coupe du Monde de rugby en France mobilise les foules et occupe l'espace médiatique, le ballon rond fait parfois figure de vilain petit canard, accusé des pires maux de la société moderne par comparaison avec l'état d'esprit convivial du jeu à XV. Bien sûr, la récupération politique n'est jamais loin et le rugby profite d'un vrai effet de mode qui dépasse de loin le simple engouement sportif. Le monde du football, pourtant, aurait bien des choses à prendre de son sport concurrent, notamment sur le plan du fair-play et du respect du corps arbitral.

Voilà donc venue l'heure de gloire médiatique d'un sport pétainiste joué par des tracteurs auprès desquels Francis Llacer a l'air d'un gendre parfait. Un sport folklorique issu d'une région qui se croit si grande qu'elle donne plusieurs noms aux mêmes rivières. Un loisir qui a sa place pour certain, quelque part entre le tir à la corde, la course de sac et le lâcher de vachettes. Mais ceux-là sont bel et bien restés bloqués dans un interstice temporel, coincé quelque part dans les années 70-80, banane sur la tête, jean « pattes d’eph’ » et fiévreux de disco. Non les amis, détrompez-vous, le rugby s’est métamorphosé, devenant désormais le sport IN, tendance du moment, surfant sur la gigantesque vague amené en France par Max Guazzini. Alors ouvrons les yeux, et plutôt que de râler, critiquer, tel un pousse-citron moyen, faisons preuve d’ouverture, d’autocritique pour voir ce que le rugby peut apporter au football.

Depuis maintenant une semaine, tout le monde n'a plus que ce sport à la bouche. Plus de 14 millions de téléspectateurs ont suivi sur TF1 le match d'ouverture de la Coupe du Monde entre l'équipe de France et l'équipe d'Argentine. Le ballon ovale n'a jamais suscité un tel engouement populaire dans l'Hexagone. Tout est bon pour sanctifier le sport de la convivialité et souligner les valeurs de fraternité, de solidarité et de fair play accompagnant le rugby. Par opposition, le football est montré du doigt. Les joueurs sont des pleureuses quand les rugbymen impressionnent de bravoure. Les supporters du ballon rond des voyous quand les amateurs du sport de Serge Blanco sont solidaires et fair-play. La violence du football est ainsi stigmatisée par les politiques en comparaison avec l'esprit "Rugby".

Bien sûr, tout n'est pas rose dans le monde de l'Ovalie et le professionnalisme accéléré que connaît ce beau sport apporte son lot de problèmes et d'adaptations plus ou moins souhaitables dont une « people-isation » de ses joueurs qui n'est pas sans rappeler celle des champions du monde après le Mondial 1998. Il est certain également, que le public n'est pas le même et le terreau social du football, plus populaire, explique en partie ce décalage passionnel, bien qu'il faille éviter là encore les clichés inhérents aux deux pratiques. Pour caricaturer, le football est vécu comme une religion tandis que le rugby est plus un art de vivre. De là, deux conceptions très différentes de vivre et encourager son équipe.

Néanmoins, malgré les nombreuses différences culturelles et sociales, le football a bien des enseignements à tirer de son voisin médiatique. Sur le plan de l'état d'esprit évidemment, le rugby montre l'exemple avec un grand respect des décisions arbitrales, il est vrai facilité par des dispositifs réglementaires adaptés. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'Ovalie et pénaliser de dix mètres les joueurs qui protestent les coups de sifflet de l'homme en noir ? Pourquoi ne pas utiliser la vidéo pour valider les buts ? Pourquoi enfin, ne pas permettre au corps arbitral de donner un but de pénalité en cas de geste manifeste d'antijeu ?

A titre d'exemple, il paraît aberrant de siffler un simple penalty lorsqu'un joueur de champ arrête de la main un ballon sur sa ligne, donnant ainsi une chance de plus à son équipe de ne pas encaisser le fameux but... Toujours sur le plan des règles, l'utilisation de la suspension temporaire possède certaines vertus comme de mettre le fautif devant ses propres responsabilités.

Enfin, et c'est indéniable, l'esprit de communion partagée qui règne après les rencontres de rugby gagnerait à se propager au football. La fameuse troisième mi-temps, même si celle-ci n'est pas toujours de tout repos n'a pas d'équivalent dans le monde du ballon rond. Jamais l'hymne national n'aurait été sifflé, par exemple, avant Italie-France en rugby. Histoire de respect, bien sûr, mais aussi d'imitation collective et d'éducation. Dans ce domaine, le football a beaucoup de choses à apprendre.

Posté par kozaczyk à 16:44 - - Le débat - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

15 septembre 2003

Le rugby peut-il mettre à la porte le football ?

2007_08_24T124424Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRSP_SPORT_RUGBY_MONDE_FRANCE_20070824Le football doit-il copier son lointain cousin de l'ovale ? Alors que la Coupe du Monde de rugby en France mobilise les foules et occupe l'espace médiatique, le ballon rond fait parfois figure de vilain petit canard, accusé des pires maux de la société moderne par comparaison avec l'état d'esprit convivial du jeu à XV. Bien sûr, la récupération politique n'est jamais loin et le rugby profite d'un vrai effet de mode qui dépasse de loin le simple engouement sportif. Le monde du football, pourtant, aurait bien des choses à prendre de son sport concurrent, notamment sur le plan du fair-play et du respect du corps arbitral.

Voilà donc venue l'heure de gloire médiatique d'un sport pétainiste joué par des tracteurs auprès desquels Francis Llacer a l'air d'un gendre parfait. Un sport folklorique issu d'une région qui se croit si grande qu'elle donne plusieurs noms aux mêmes rivières. Un loisir qui a sa place pour certain, quelque part entre le tir à la corde, la course de sac et le lâcher de vachettes. Mais ceux-là sont bel et bien restés bloqués dans un interstice temporel, coincé quelque part dans les années 70-80, banane sur la tête, jean « pattes d’eph’ » et fiévreux de disco. Non les amis, détrompez-vous, le rugby s’est métamorphosé, devenant désormais le sport IN, tendance du moment, surfant sur la gigantesque vague amené en France par Max Guazzini. Alors ouvrons les yeux, et plutôt que de râler, critiquer, tel un pousse-citron moyen, faisons preuve d’ouverture, d’autocritique pour voir ce que le rugby peut apporter au football.

Depuis maintenant une semaine, tout le monde n'a plus que ce sport à la bouche. Plus de 14 millions de téléspectateurs ont suivi sur TF1 le match d'ouverture de la Coupe du Monde entre l'équipe de France et l'équipe d'Argentine. Le ballon ovale n'a jamais suscité un tel engouement populaire dans l'Hexagone. Tout est bon pour sanctifier le sport de la convivialité et souligner les valeurs de fraternité, de solidarité et de fair play accompagnant le rugby. Par opposition, le football est montré du doigt. Les joueurs sont des pleureuses quand les rugbymen impressionnent de bravoure. Les supporters du ballon rond des voyous quand les amateurs du sport de Serge Blanco sont solidaires et fair-play. La violence du football est ainsi stigmatisée par les politiques en comparaison avec l'esprit "Rugby".

Bien sûr, tout n'est pas rose dans le monde de l'Ovalie et le professionnalisme accéléré que connaît ce beau sport apporte son lot de problèmes et d'adaptations plus ou moins souhaitables dont une « people-isation » de ses joueurs qui n'est pas sans rappeler celle des champions du monde après le Mondial 1998. Il est certain également, que le public n'est pas le même et le terreau social du football, plus populaire, explique en partie ce décalage passionnel, bien qu'il faille éviter là encore les clichés inhérents aux deux pratiques. Pour caricaturer, le football est vécu comme une religion tandis que le rugby est plus un art de vivre. De là, deux conceptions très différentes de vivre et encourager son équipe.

Néanmoins, malgré les nombreuses différences culturelles et sociales, le football a bien des enseignements à tirer de son voisin médiatique. Sur le plan de l'état d'esprit évidemment, le rugby montre l'exemple avec un grand respect des décisions arbitrales, il est vrai facilité par des dispositifs réglementaires adaptés. Pourquoi ne pas s'inspirer de l'Ovalie et pénaliser de dix mètres les joueurs qui protestent les coups de sifflet de l'homme en noir ? Pourquoi ne pas utiliser la vidéo pour valider les buts ? Pourquoi enfin, ne pas permettre au corps arbitral de donner un but de pénalité en cas de geste manifeste d'antijeu ?

A titre d'exemple, il paraît aberrant de siffler un simple penalty lorsqu'un joueur de champ arrête de la main un ballon sur sa ligne, donnant ainsi une chance de plus à son équipe de ne pas encaisser le fameux but... Toujours sur le plan des règles, l'utilisation de la suspension temporaire possède certaines vertus comme de mettre le fautif devant ses propres responsabilités.

Enfin, et c'est indéniable, l'esprit de communion partagée qui règne après les rencontres de rugby gagnerait à se propager au football. La fameuse troisième mi-temps, même si celle-ci n'est pas toujours de tout repos n'a pas d'équivalent dans le monde du ballon rond. Jamais l'hymne national n'aurait été sifflé, par exemple, avant Italie-France en rugby. Histoire de respect, bien sûr, mais aussi d'imitation collective et d'éducation. Dans ce domaine, le football a beaucoup de choses à apprendre.

Posté par mbadakhch à 03:07 - - Le débat - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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