Fou2Foot

L'univers du ballon rond vu par des fous2foot. Oeil critique et esprit acerbe sont au rendez-vous !!

21 septembre 2007

Sergi Bruguera : "J'ai été déçu par l'OL"

17268537Fou2foot a troqué le short, les crampons et le marcel l’espace d’une journée pour revêtir son uniforme de playboy des courts, tout de blanc vêtu à l’occasion du Senior Tour qui fait escale à la Croix Catelan. Après un verre avec notre Riton national, être resté le cul par terre devant l’immense John McEnroe, nous avons eu la chance de rencontre Sergi Bruguera, le taureau hispanique, double vainqueur de Roland-Garros et grand socio du FC Barcelone. Manquer une occasion pareille n’aurait pas été digne de Fou2foot, dont les attaques font souvent mouche.

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Sergi, qu’as-tu pensé du match contre l’Olympique Lyonnais en Ligue des Champions ?
Tout d’abord content d’avoir remporté la rencontre. L’équipe avait besoin de se rassurer après le nul concédé contre Osasuna. Mais plus que le score, c’est la manière qui importait. De ce point de vu là, on a vu une nette amélioration, même si on est encore loin de voir un grand Barca, à 100% de ses capacités.

Quelle impression t’as fait le club français ?
Honnêtement, j’ai été très déçu par son niveau de jeu. J’ai vraiment pas compris ce qu’ils leur arrivait. Lyon est quand même un grand club, qui se promène dans son championnat et qui est constant sur la scène européenne. Maintenant, venir au Nou Camp et pas avoir une occasion c’est regrettable…pour eux, pas pour nous (rires). Ils ont perdu beaucoup de joueurs, changé d’entraîneur, c’est une période un peu délicate pour eux. Mais je pense qu’ils vont se relever, et j’espère de tout cœur qu’ils se qualifieront pour les huitièmes derrière nous.

Les Français ont souvent eu un peu de mal à s’imposer au FC Barcelone, est-ce que tu penses que Thierry Henry va réussir ?
On attend vraiment beaucoup de lui. Moi personnellement, je ne veux pas qu’il joue bien ou très bien. Je veux qu’il soit exceptionnel, formidable, bref à la hauteur de sa réputation. Pour l’instant ce n’est pas encore ça, mais pour sa défense il est revenu de blessure, il a des problèmes personnels et il doit s’adapter à un nouveau type de jeu. Au Barca, ce n’est pas comme à Arsenal, on va pas à chaque fois lui passer le ballon pour qu’il marque. Chez nous, tout le monde peut marquer. Tu me parles des Français, je voudrais aussi dire tout le bien que je pense d’Eric Abidal. Certes il est moins connu, mais qu’est ce qu’il est rapide ! Il va beaucoup nous apporter, c’est un très bon défenseur, qui n’hésites pas à monter quand il le faut. J’adore ce type de joueur.

On a beaucoup parlé du recrutement catalan lors de la trêve, pour toi quelle est la meilleure recrue ?
Peut-être que je vais surprendre mais pour moi c’est incontestablement Yaya Touré. Ce joueur est énorme. Il apporte ce qu’il manquait au Barca, dans un secteur du jeu où on était déficient. On avait Edmilson, Motta voir quelques fois Marquez qui jouait à ce poste, mais là Yaya c’est autre chose. C’est un peu le Makélélé qui évoluait au Real. Il apporte un équilibre important dans notre équipe. Je suis certain que ce joueur va devenir l’un des meilleurs au monde à son poste.

Le Barca vient de nous dévoiler deux nouvelles perles Giovanni Dos Santos et Bojan Krkic, tu les connais ?
Oui, je les connais un peu. Pour autant, je n’ai pas encore eu trop la chance de les voir évoluer. J’ai aperçu un peu Giovanni qui n’a pas l’air trop maladroit avec ses pieds (rires). Il commence à jouer en équipe première, à son âge c’est phénoménal. Il faut quand même signaler que le coach Rijkaard n’hésite pas à donner leurs chances aux jeunes, et ça, je trouve que c’est une bonne chose. Quand à Bojan, je ne l’ai pas vu jouer. Ce que je sais de lui, c’est qu’il a marqué plus de 450 buts dans les équipes jeunes. Attention Samuel (Eto’o) la relève arrive !!

Pour finir, quel Barca t’as fait le plus vibrer, celui de Van Gaal, de Cruyff, de Rijkaard… ?
Ah, c’est une question très difficile. J’ai vibré devant tous les Barca. Mais s’il faut choisir, je pencherais vers Johan Cruyff et sa dream team. Ce qu’il a fait en instaurant un football total est tout simplement magique. Notre victoire lors de la Ligue des Champions en 1992 reste pour moi, l’un de mes plus grands souvenirs.

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20 septembre 2007

Mourinho quitte Chelsea !!

gsq José Mourinho, l'entraîneur portugais de Chelsea a quitté ses fonctions dans la nuit de mercredi à jeudi. L'annonce à été faite par plusieurs médias britanniques, et corroborée par un communiqué lancinant de la direction du club : « Chelsea Football Club et José Mourinho ont décidé de séparer par un consentement mutuel."

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Mourinho aurait eu une violente conversation avec son président, Roman Abramovitch, dans la journée de mercredi, après ce qu’on pourrait appeler la « débâcle » face à Rosenborg en Ligue des Champions (match nul 1-1 à Stamford Bridge). Il aurait donc informé plusieurs de ses joueurs cadres, parmi lesquels Franck Lampard et John Terry, de sa décision de ne plus continuer l’aventure avec les Blues.

L’ancien entraîneur de Porto, qui avait conduit Chelsea à ses deux premiers titres de champion d’Angleterre depuis plus de 50 ans, quitte donc un club et un président avec lequel le courant ne passait plus depuis longtemps.
Outre leurs divergences sur la qualité de jeu et les joueurs de l’effectif, il est maintenant avéré que le coach lisboète n’avait que modérément apprécié la réduction de ses pouvoirs, avec les nominations de plusieurs cadres à des postes stratégiques de l’encadrement technique et sportif.

Mourinho a malgré tout réussi à redonner des couleurs et un palmarès à une équipe moyenne avant son arrivée, en remportant deux titres de champion d’Angleterre, deux coupes de la Ligue anglaise, une Cup, ainsi que deux participations aux demi-finales de la Ligue des Champions. Et le tout, en trois ans.

Si aucun nom ne circule pour le moment pour le remplacer, nul doute que la tâche de celui-ci sera très difficile : En plus du challenge arithmétique qui consiste à recoller l’équipe aux équipes de tête du championnat et jouer le titre, le nouvel homme fort des Blues devra jongler avec les desiderata de son président (redonner un jeu flamboyant à son équipe), gérer les difficultés de l’équipe (beaucoup de blessés et des résultats moyens) et panser les plaies dans la tête des joueurs, notamment les cadres.
L’an passé, les deux cadres « historiques » du club, Terry et Lampard, avaient réveillé les polémiques en tergiversant dans leur prolongation de contrat. Et beaucoup s’interrogent sur l’avenir des joueurs fidèles au « Special One » (surnom de Mourinho), tels que Terry, Lampard, Wright-Phillips ou encore Didier Drogba.

De là à ce que les supporters Marseillais s’imaginent un retour au pays de l’enfant prodige….

Posté par mbadakhch à 03:49 - - Footosphère - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Lyon passe à la moulinette

lyongol2On nous annonçait un OL retrouvé, un Barca en rodage. On nous annonçait un possible exploit.  Il n'en a rien été.  La meilleure équipe française  a  été dominée et logiquement écrasée par un Barca qui a retrouvé une grande partie de son jeu et de ses automatismes.

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Il n’y a d'ailleurs pas eu de suspense.
Jamais les Français n'auront donné l'impression de pouvoir gêner les Catalans. Au coup d’envoi, les supporters lyonnais ont d’abord été surpris par la composition de leur équipe : Reveillère arrière gauche, pour empêcher les rentrées vers l’axe de Messi ( sans succès), Belhadj milieu gauche, alors qu’il n’a que rarement été utilisé en ce début de saison. Et un axe central Squillaci-Bodmer, qui laissait planer d’immenses interrogations sur les capacités de l’OL à enrayer la machine barcelonaise. Les champions de France surprenaient également par leur positionnement attentiste, leur refus de pousser leurs offensives, par leur attitude frileuse et défensive.
Et face à un Lionel Messi déchaîné, les Lyonnais ont inexorablement reculé, joué sur le fil du rasoir, avant d’être logiquement mené sur un malencontreux but contre son camp de Clerc. Barcelone continuait d’appuyer là où ça faisait mal, construisant ses attaques sur un côté avant de changer le jeu et d’accélérer sur l’aile opposée. Les défenseurs lyonnais étaient à l’agonie, et sans de grandes interventions de Squillaci ou Toulalan, l’addition aurait pu être beaucoup plus corsée.

En fin de rencontre, et avec les rencontres combinées de Baros, Ben Harfa et Keita, l’OL se mit à rêver d’un hold-up, aussitôt anéanti par un second but de Messi, puis un dernier de Thierry henry, son 43ème dans la compétition. L’OL connaît donc sa plus large défaite en Ligue des Champions, et se retrouve en position difficile dans un groupe où les Glascow Rangers ont battu Stuttgart (2-1).

Mais au-delà de la déception suscitée par le score, plusieurs points méritent un développement : 

- Compte tenu de l’écart de niveau entre le sextuple champion de France et les Blaugrana, la question du niveau de la Ligue 1, et par ricochet, de ses représentants en Europe se pose. Ces dernières années, l’OL était l’arbre qui cachait la forêt en s’imposant régulièrement face aux grandes équipes ( Real Madrid par deux fois, victoire à San Siro sur l’Inter, voire sur le Werder Brême). Mais depuis l’élimination face à l’AS Roma en mars dernier, et surtout après le mercato estival, l’OL est redevenue une équipe moyenne, même pas certaine de disputer les 1/8ème de finale de la Ligue des Champions.

- Les choix tactiques frileux, insensés, parfois incompréhensibles de certains de nos entraîneurs : Nous avions développé une certaine « incompétence tactique » de Raymond Domenech lors des rencontres face à l’Ecosse (voir article « La France qui perd version Domenech »), nous pouvons aller plus loin ce soir. Comment une équipe comme Lyon, avec ses difficultés défensives (les Lyonnais ont pris 7 buts en 7 matches de L1), un Bodmer dont ce n’est pas le poste et qui n’est guère rassurant,  mise toute son organisation sur le fait de « ne pas encaisser de but ». Et inversement, l’équipe ne s’appuie pas sur ses points forts, que sont le milieu de terrain et l’attaque. Ce soir, au-delà de la défaite qui n’a rien de honteux, c’est l’incapacité des Lyonnais à se procurer la moindre occasion qui nous frustre. Et ce genre de tactique, de mentalité, sont le reflet d’un championnat où ce type de choix se produit lors de 9 matches sur 10.

Combien de fois avons-nous entendus des joueurs français prononcer ce genre de phrases : « Ce soir, nous n’avons pas assez joué, pas joué comme on aurait dû. Nous perdons avec beaucoup de regrets ». Nous ne cessons et ne cesserons de soulever cette mentalité incompatible avec la réussite du haut niveau, et qui est propre à la France. Ce soir Lyon a perdu contre un très bon Barcelone. Mais L’OL a joué petit bras. Et c’est ce qui nous semble le plus grave.

Cette Ligue des Champions a bel et bien démarré. Profitons-en car cela ne va pas durer. L’hiver va passer par là et on risque de retrouver fort dépourvu (de représentants français) quand le printemps sera venu !

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19 septembre 2007

Mistral Gagnant

13255Pour son entrée dans la Ligue des Champions, les joueurs d'Albert Emon ont péniblement battu les Turcs de Besiktas (2-0). Le score, mérité, a mis du temps à se dessiner, et sans le mistral qui a trompé le gardien turc sur un corner de Nasri, les olympiens se dirigeaient vers un résultat nul stérile. Cette difficile victoire regorge pourtant de motifs d'espoirs pour les Marseillais.

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Au coup d'envoi de la rencontre, le coach de l'OM avait innové : un schéma de jeu en 4-3-3 "à la Lyonnaise", avec Nasri et Zenden dans le rôle de distributeurs axiaux. Et Faty qui a relégué Gaël Givet sur le banc. A la recherche de son onze et d'un équilibre, Albert Emon pourra sans doute s'appuyer sur ce match pour l'avenir. Car, si les Marseillais ont éprouvé beaucoup de difficultés dans l'animation offensive, leur défense n'a été que rarement (une seule fois, sur un marquage oublié de Taïwo) prise au piège.
Dans un schéma de jeu nouveau, les Olympiens ont attaqué le match pied au plancher, avant d'éprouver quelques problèmes dans la récupération du ballon.
Face à des adversaires supérieurs techniquement, le bloc marseillais a mis du temps avant de trouver la bonne attitude à adopter.

Une première mi-temps sans très grandes occasions rappelait les Phocéens aux vestiaires.
Un quart d'heure plus tard, ce sont des joueurs "transformés" qui sont revenus, avec l’intention de "mettre un peu le feu" (dixit Emon).
Et à ce jeu là, c'est un Karim Ziani métamorphosé qui a allumé les premières mèches. Percussion, dribble, folles chevauchées... Tout le registre y passait. Mais sans résultat au tableau d'affichage.

C'est alors que le douzième homme marseillais ( Non, pas le public, qui a honteusement déserté un Vélodrome vide d'un quart, seulement 45000 spectateurs), le Mistral qui a décidé de jouer les sauveurs, en  déviant la trajectoire du ballon, sur un corner de Nasri. Le gardien turc, surpris par l'effet, n'a pu que constater la reprise de Julien Rodriguez, après un renvoi du poteau (photo : OM.net)

Les Marseillais pouvaient exulter, d'autant que dans le temps additionnel, Djibril Cissé se jouait de Diatta pour aller libérer les siens, et marquer son 4ème but en Ligue des Champions.
Une victoire rassurante, une confiance revenue, et la première position de son groupe A.
Voilà qui va redonner des sourires et de l’espoir à l’OM.

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17 septembre 2007

LIGUE DES CHAMPIONS : La piste aux étoiles

imagesLa compétition phare de l'UEFA démarre demain soir. Avec quelques très belles affiches pour débuter : Schalke 04-Valence, Real Madrid-Werder Brême, Barcelone-Lyon et Arsenal - FC Séville.

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Après le sacre de Milan en mai dernier, ils seront donc 32 à s'élancer avec le doux rêve de soulever la "coupe aux grandes oreilles", le 21 mai prochain, à Moscou. A l'aube de cette nouvelle saison sur la piste aux étoiles de la Champions' League, difficile de faire un pronostic et d'extraire un favori. Ils sont nombreux à pouvoir prétendre au plus prestigieux sacre, en mai prochain. En vrac, on peut citer le Milan AC, tenant du titre, Liverpool, le finaliste et impressionnant depuis deux mois, l'Inter, champion d'Italie, le Real Madrid et Barcelone, Chelsea et Manchester United. Et pourquoi pas une surprise, qui pourrait venir du FC Séville, étincelant sur la scène européenne depuis deux saisons, ou Arsenal, autre habitué des joutes continentales.

Dans ce brillant concert de favoris, quid de nos représentants français ? Si Lyon, qui participe à sa huitième Ligue des Champions d'affilée, espère toucher du doigt le rêve de son président, les joueurs d'Alain Perrin ne donnent pas l'impression de pouvoir aller au bout. L'effectif 2007-08 de l'OL, rajeuni et francisé, semble trop tendre et manque d'expérience à l'approche des grandes affiches européennes. Que peuvent les Toulalan, Bodmer, Keita ou même Kallstrom, Benzema et Ben Harfa, face à l'éxperience de joueurs tels que Pirlo, Inzaghi, Lampard, Scholes et compagnie...D'autre part, Lyon est dans un groupe très compliqué, dans lequel Barcelone fait figure de favori.Mais derrière, Stuttgart, champion d'Allemagne et les Glascow rangers, s'ils semblent à la portée des gones, peuvent leur donner beaucoup plus de fil à retordre que les Steaua Bucarest, Rosenborg ou autre Herenveen, adversaires passés de l'OL dans cette phase de poule.

Dans le groupe A, le second représentant tricolore, Marseille, aura la tâche au moins aussi ardue pour s'extirper d'adversaires pugnaces et talentueux. Liverpool est le principal favori de ce groupe, où la qualification pourra se jouer fin octobre-début novembre, lors des confrontations directes avec le FC Porto. On se souvient que lors de sa dernière participation, l'OM avait dejà buté face aux portugais, futurs vainqueurs de l'épreuve. Mais si ce groupe n'est pas insurmontable pour les phocéens, le contexte actuel de la Commanderie soulève de nombreuses interrogations. L'OM est aux abonnés absents en L1, et ne compte que 7 points en huit journées. L'entraîneur, Albert Emon, malgré sa volonté de ne pas vouloir "baisser les bras" est fragilisé, et les rumeurs d'un nouveau tandem sur le banc olympien vont bon train. La dernière et la plus persistante envoie d'ailleurs José Anigo, l'actuel directeur sportif du club, aux commandes de l'OM.

Et les déclarations de ce dernier, qui affirme que "le terrain [lui] manque", avant de se rétracter : "Je ne veux pas prendre la place d'Albert Emon" ne font qu'ajouter à la cacophonie locale.

Quoiqu'il en soit, les débuts du club le plus aimé de France seront suivis très attentivement. Et nul ne doute qu'un résultat autre que la victoire, face à Besiktas, scellerait quasiment le sort de l'OM quant à une éventuelle qualification pour les 1/8ème de finale.
Dans les autres groupes, les "grands" devraient passer l'obstacle de cette phase de poules, et se retrouver pour les choses serieuses à la fin de l'hiver 2008.

A signaler les grands absents de cette édition 2007-08 : le Bayern Munich de Franck Ribèry ( 4ème de la dernière Bundesliga), l'Ajax, Anderlecht, le Spartak Moscou et l'AEK Athènes, tous participants de la dernière édition. sans oublier Toulouse, éliminé lors du tour prélmiminaire par Liverpool.

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13 septembre 2007

L’Aigle déchu sort de sa cage

pauletaLa saison de chasse n’est pas encore ouverte mais pourtant un membre de la famille des Accipitridae se retrouve meurtri dans sa chair après avoir essuyé plusieurs volées de plomb. Le ciel parisien toujours très variable, n’est plus clément pour cet oiseau royal qui, il y a peu de temps encore, planait au-dessus du Parc des Princes.

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Un vent de dépression souffle sur les Açores et sur l’un de ses plus dignes représentants Pedro Miguel Pauleta depuis que le buteur se retrouve à faire banquette au sein de l’effectif du club de la capitale. Une pilule d’autant plus difficile à avaler lorsque l’on a déjà trouvé à 134 reprises les chemins des filets en Ligue 1, glanant par la même occasion le titre de meilleur buteur du championnat trois fois ! Imaginez un Tony Parker remplaçant chez les Spurs, ou bien un Daniel Carter sur le banc touche ne pouvant contribuer au spectacle fourni par la horde dévastatrice des All-Blacks !! Frustrant, non ? Et bien, toutes proportions gardées, c’est ce que vit Pauleta, lui qui a tant apporté au PSG, lui qui quelques mois en arrière, arborait fièrement le brassard de capitaine.

« Moi, je sais ce que je vaux. J'ai fini meilleur buteur du Championnat l'année, je n'ai pas tout perdu en deux mois comme je l'ai dit. Le coach prend des décisions. Mais je sais quand même où j'en suis. Je respecte les décisions, je ferai tout pour gagner ma place mais j'ai le droit de penser certaines choses. Si je ne joue pas, ce n'est pas par rapport à mes performances... »
déclare aujourd’hui dans L’Equipe l’attaquant parisien. Une sortie qui n’est pas passée inaperçue puisque le Portugais n’avait plus confié ses états d’âme depuis sa décision de rester au PSG.

Si ce n’est à cause de ses performances, c’est bien à une décision qu’il doit son nouveau statut, celle de Paul Le Guen, avec qui le torchon semble désormais officiellement bruler. « Je veux jouer et je sais qu'il existe aussi un choix du coach. A partir de là, les choses sont claires. Avant, je ne savais pas, maintenant je sais et ça change tout. Si j'avais été plus jeune, je n'aurais donné aucune chance à la personne qui m'aurait mis sur le banc. Maintenant, je sais ce que le coach pense, donc c'est clair. On se respecte mais c'est bonjour, et au revoir. »

Une sentence que Le Guen n’a pas pris tout seul. En effet, Alain Cayzac a donné comme objectif au Breton, de décrocher le titre de champion d’ici quatre saisons. Ce graal, en ligne de mire, passe inéluctablement par un renouveau de l’effectif, de lancer des jeunes dans le grand bain, d’apporter de la fraîcheur dans l’effectif, un élan de dynamisme, chose que Pauleta à 34 ans, est moins enclin à porter. D’ailleurs, tel un gentleman qu’il ait, il le reconnaît sans concessions.  « Qu'on pense que je suis plus vieux, c'est tout à fait normal, je n'ai pas vingt ans. Ce n'est pas ça qui m'a blessé. Les critiques, c'est la vie du football. La vérité, ce sont les statistiques. La saison dernière a été difficile, y compris pour moi, mais j'étais heureux de finir meilleur buteur. Il y a ce qu'on dit sur moi et les chiffres. Et quand les critiques ne correspondent pas à la réalité, ça me blesse, ça m'énerve. Quand on dit que le vestiaire est contre moi ou qu'il y a des histoires avec moi, c'est faux. J'ai ma conscience pour moi. »

Il y a donc de l’eau dans le gaz dans la love story qui unit depuis cinq ans Pauleta au PSG, et c’est un homme affecté, profondément blessé, qui n’attend qu’une chose : jouer. Jouer pour son club, pour ses supporteurs, pour le public, pour ses coéquipiers, pour sa famille…en homme en manque d’amour. Il paraît que les histoires d’amour finissent mal en général, toutefois, on espère qu’en récompense de son talent et de sa sportivité, une exception sera faite pour l’Aigle des Açores, qu’il puisse ainsi s’envoler fièrement vers une retraire bien méritée.

Posté par mbadakhch à 23:33 - - Footosphère - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La France qui perd version Domenech

bleus L'équipe de France a été battue par l'Ecosse 1-0, au Parce des Princes. A entendre les commentaires sur notre télévision, c'est un match "sans". Ou plutôt un match "avec". Avec des écossais "courageux, héroïques, intelligents, organisés, opportunistes, déterminés" et j'en passe encore. Il faut croire que ce fameux "complexe français" que nous décrivions dans un récent article s'est propagé à nos observateurs et commentateurs. Mais comment est-il possible de trouver ne serait-ce qu'une once d'excuses à cette équipe, et surtout à son sélectionneur ? Pour la seconde fois en un an, les vices champions du monde se sont inclinés contre les 23ème du classement FIFA. Mais c'est surtout la manière que nous souhaitons pointer du doigt.

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Les scénarii sont identiques : "On va s'accrocher, bien défendre, et essayer de marquer un but". Les écossais avaient annoncé la couleur avant les deux matches ! Autant le premier, nous pouvons recevoir l'excuse de l'effet de surprise (!!), autant hier soir, la défaite des bleus est totalement inadmissible.

Tout d'abord parce que l'adversaire, c'est l'Ecosse. Et sans manquer de respect à cette équipe, elle est loin d'être une grande équipe. Ni une équipe moyenne d'ailleurs ! Elle s'est inclinée en Italie et en Ukraine sur le même score (2-0). Elle est composée à 80% de joueurs évoluant dans son propre championnat, lequel, tout le monde le sait, n'est pas le graal. Et surtout ses joueurs sont loin d'être des manieurs de ballon, des techniciens capables de déstabiliser une défense.

De plus, l'Ecosse est un peu comme l'Italie. Tout le monde connaît la manière dont ils jouent. Ils ne se sont d'ailleurs pas gênés pour dévoiler leur tactique avant la rencontre : mettre le bus devant les cages et défendre. Et attendre un coup de pied arrêté. Ou un miracle. Qui arrive souvent !

Ce qui est indigne des Bleus, et de son sélectionneur, principal fautif du résultat de ce soir à nos yeux, c'est de n'avoir rien fait pour tenter de remporter ce match, d'avoir été en dessous de tout, avant le match, pendant et après.

Lors de leur rassemblement, ils n'avaient qu'un mot à la bouche, c'était "Italie". Et les joueurs écossais, à l'image du capitaine Barry Ferguson ne se sont pas gênés pour le rappeller : "Les français sont arrogants. Ils ne parlent jamais de nous et ne savent probablement pas qui nous sommes. Lors de la deuxième période du match aller (victoire de l'Ecosse 1-0 à Glasgow), nous leur avons pourtant montré que nous étions une bonne équipe. Quand ils se sont plaints des ramasseurs de balles (trop lents à rendre les ballons), c'était ridicule. Cela résume bien les joueurs de l'équipe de France". Et après le match, l'analyse de Raymond Domenech nous a laissés sans voix : "Nous avons fait le match qu'il fallait. Il y a des jours comme ca. Il ne nous a manqué que la réussite. On n'a pas su mettre au fond nos occasions". Des occasions ? Mais quelles occasions ?

Alors cher sélectionneur, voici ici quelques points d'imperfections, pour ne pas dire autre chose, que nous avons relevés durant cette rencontre :

- Pourquoi aligner la même équipe que face à l'Italie, alors que l'adversaire, le schéma tactique, l'organisation et la fraîcheur des troupes n'est pas la même que quatre jours plus tôt ?

- Pourquoi choisir de titulariser un arrière droit (Lassana Diarra), qui, s'il fût un choix osé et parfait contre les Transalpins, n'a ni le profil, ni les caractéristiques adaptés pour cette rencontre ? Là où le sélectionneur a placé un latéral droit très bon défenseur, il aurait fallu un vrai arrière de métier, capable de déborder, de combiner, et surtout de centrer. Un arrière offensif en somme, avec toutes les caractéristiques du poste (savoir faire une touche réglementaire par exemple, ce qui n'est visiblement pas le cas de Lassana Diarra).

- Pourquoi s'obstiner à jouer avec deux milieux défensifs, dont un (Viera) qui n'a pas le physique pour tenir tout le match, alors que l'adversaire est recroquevillé en défense, et ne joue qu'avec un seul attaquant, James Mac Fadden qui est en réalité un milieu gauche ?

- Comment se fait-il qu'une fois menés au score, nous nous retrouvions avec six joueurs à vocation offensive ( jusque là tout est normal), et que seul un d'entre eux se trouve dans la surface de réparation, à la réception des centres ? Parce que ce soir, seul David Trezeguet se trouvait dans la surface. Or pour marquer des buts, il faut être présent dans ce qu'on appelle une zone de vérité, c'est à dire la surface de réparation adverse. Et ce malgré le fait qu'il y avait en fin de partie 3 écossais constamment dans leur surface, face au seul Trezeguet. Difficile de marquer des buts dans ces conditions !

Et d'autant plus illogiques que l'aile gauche était occupée, en fin de rencontre par Malouda, Anelka et Benzema. Sans parler d'Abidal. Ca fait beaucoup de joueurs pour un seul couloir, non ?

Le jeu, l'animation offensive, ont été désastreux ce soir de la part des Tricolores, et si, une partie de l'echec incombe aux joueurs, il na faut pas oublier le sélectionneur, garant des choix tactiques et de l'animation mise en place.

Bravo aux écossais pour leur match, pour leur bon comportement, et pour leurs supporters. L'équipe de France a du souci à se faire.

MB

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Posté par mbadakhch à 01:22 - - Footosphère - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 septembre 2007

L'Ecole des Femmes

imagesLoin des qualifications pour l’Euro, de la Ligue 1, les femmes ont envahis les terrains pour leur Coupe du Monde. Un spectacle rafraichissant en ces temps sombres pour les amateurs de football en France. Alors qu’aujourd’hui, vous avez le choix à la télévision entre notre Président, des matchs soporifiques de Ligue 1 ou Motus et Thierry Beccaro, la Coupe du Monde de football féminin offre un vent d’air frais. Mesdames, je vous aime.

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La rédaction de fou2foot se permet un conseil à tous les amateurs de notre beau sport (?) : regarder la coupe du monde de foot féminin. Si, comme nous, vous êtes lassés par le football masculin. Lassés par des matchs de Ligue 1 pauvres en but et en spectacle, par les matchs internationaux, qui, même lorsqu’ils opposent le champion du monde à son dauphin, se résument à un combat tactique, une partie d’échec où le fou pourrait tacler le roi, bref à un programme dénué de tout spectacle. Si vous êtes dans ce cas, foncez sur la Coupe du Monde de Football Féminin.

Des buts, vous en verrez. Jusqu’à maintenant, le score le plus faible fut un 1-1 (Nigéria-Suède). Le match Allemagne-Argentine nous a offert un magnifique 11-0. Certes, je vous vois venir : « Les femmes ? Ces joueurs de foot qui ne peuvent pas faire un amorti de la poitrine sans se faire sauter un sein ? Qui se recoiffent après chaque ballon joué de la tête ? Qui deviennent hystériques après chaque tacle un peu virulent ? ». Et bien, messieurs, je vous propose de jeter un nouvel œil sur ce sport. La technicité des joueuses est impressionnante. Les tactiques mises en place dignes des plus grands championnats. Et surtout, l’engagement physique est total. Pendant 90 minutes, ces dames se ruent à l’attaque (oui, j’ai bien dit à l’attaque, vous savez cette zone de jeu abandonnée par les hommes), se jettent dans les pieds de leurs adversaires, frappent au but comme des morts de faim (lors du match Etats-Unis/RDP Corée, les Coréennes ont frappé plus de 40 fois au but).

Un football avec un niveau professionnel et un esprit amateur. Voilà ce que vous propose le football féminin. Des années que les fans de foot se plaignent de l’argent qui pourrie le football masculin, de la professionnalisation à outrance, et bien, ayez la force de vos convictions : regardez le foot féminin ! « Il faut vivre comme on pense, sans quoi l’on finira par penser comme on a vécu ». Paul Bourget.

Les équipes de football féminines comptent en leurs rangs des joueuses de talents (mais ça vous ne le saurez qu’en regardant les rencontres) et des joueuses d’expérience (les Etats-Unis peuvent compter sur Kristine Lilly, 319 sélections, 116 buts inscrits). Ce n’est pas pour rien que Monsieur Aimé Jacquet s’est lancé dans cette aventure.

Le seul point noir vient de la disparité entre les équipes. Le football féminin ne s’est pas développé à la même allure dans toutes les régions du globe et certains matchs sont trop déséquilibrés pour être réellement intéressant, bien que spectaculaire. Il me reste un argument pour les obtus, les beaufs, les misogynes, les phallocrates déclarés : elles sont belles pour la plupart, ce qui ne gâche rien au spectacle. De plus, essayez d’annoncer à votre petite-amie que vous allez regarder un match féminin. Elle ne vous ennuiera jamais, jamais. Croyez-en mon expérience. On peut toujours compter sur la solidarité féminine innée, aussi stupide soit-elle.

Je vous invite à consulter le site de la FIFA pour avoir plus d’informations sur la compétition. Et n’oubliez pas : les femmes sont des footballeurs comme les autres. Elles courrent vite et n'hésitent pas à enlever leur maillot quand elles marquent...



 

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Houllier enterre Domenech

houllierSemaine très indigeste pour Raymond Domenech. Après s’être retrouvé au coin avec le bonnet d’âne décerné par l’UEFA, le sélectionneur national vient de prendre un nouveau coup de boule en pleine poire, une claque magistrale signée Jean-Pierre Escalletes, le président de la Fédération Française de Football. Son meilleur ennemi, celui dont les provocations l’agacent considérablement, lui a chipé le trône tant convoité. La mine abattue, ne reste à ce pauvre Raymond la science que les bras d’Estelle pour pleurer.

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C’est Jean-Pierre Escalletes qui a décidé de mettre fin au secret de polichinelle en confiant au Parisien que Gérard Houllier serait intronisé Directeur technique national (DTN) en fin de semaine : «La décision sera prise vendredi. C'est à l'ordre du conseil fédéral, sauf imprévu de dernière minute, c'est le bon moment pour annoncer la décision.»  Libre comme l’air depuis qu’il n’est plus aux commandes de l’Olympique Lyonnais, Gérard Houllier avait toujours laissé la porte ouverte depuis le départ, fin décembre 2006, d’Aimé Jacquet, l’ancien «titulaire» au poste, pendant que Jean-Pierre Morlans assurait l’intérim. Houllier touchera ainsi un salaire mensuel d’un peu plus de 26 000 euros sur 14 mois. En outre, celui qui connaît bien le poste pour l’avoir exercer entre 1989 et 1998, ne pourra pas cumuler le rôle de consultant pour la télévision.  «DTN, ce n’est pas n’importe quoi, ni n’importe qui. Il y a le sélectionneur, l’équipe de France et le football en profondeur, qui permet une continuité dans les résultats et la formation (…) C’est un choix qui nous engage sur dix ans.» clame haut et fort Escalletes.

Raymond Domenech – qui ne fait pas n’importe quoi et qui n’est pas n’importe qui - caressait le doux rêve de cumuler plusieurs mandats et ainsi devenir le « dictateur » du football français. Pourtant, sa candidature fût balayée du revers de la main par Escalettes, pour qui le cumul de ces deux fonctions à haute responsabilité est tout simplement inenvisageable. Vexé comme un pou, et adepte du TSH (le Tout Sauf Houllier) le sélectionneur des Bleus avait alors pris ouvertement parti pour le DTN intérimaire. «Il existe une meilleure solution que moi : c’est Jean-Pierre Morlans. C’est la meilleure solution et il n’y en a pas d’autres. Se priver de ses compétences maintenant serait une faute», avait-il déclaré en août dernier. Ce à quoi Escalettes a répondu mardi : «Ce sera une décision qui sera peut-être une erreur mais certainement pas une faute.»

L’ambiance à la tête du football français risque d’être très chaude entre deux clans déjà bien distincts. Mais n’oublions pas que quoiqu’il arrive, il ne faut jamais enterrer le phœnix Domenech, même seul contre tous, il peut à tout moment renaître de ces cendres. La preuve en image.

 

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10 septembre 2007

Sammy Traoré, le mâcon bourguignon

traore___strasbourg_copie Le périple parisien aura été de courte durée pour la grande carcasse de Sammy. Arrivé dans le club de la capitale la saison dernière, il aura à peine eu le temps de s’habituer au Parc des Princes, qu’il doit déjà faire ses valises, direction Auxerre. Après les frasques nocturnes, les sorties en boite, ses « tepo » du hip-hop, une nouvelle fois, le Malien va connaître un rude changement. L’acclimatation ne s’annonce pas aisée, heureusement pour lui, Guy Roux a disparu de la circulation.

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Avant d’arriver sur le tard en Ligue 1, Sammy Traoré a débuté le football en bas de l’échelle. En bas des bâtiments aussi, puisqu’il a longtemps préféré le foot de rue au foot de club. Quand il revient pour Foot Citoyen sur cette période, c’est avec un grand sourire et beaucoup de joie, « J’ai commencé comme la plupart des jeunes en jouant dans mon quartier, sauf que j’y suis resté longtemps, avant d’intégrer un vrai club. Je me souviens qu’on descendait sur les terrains du quartier après les épisode d’« Olive et Tom » à la télé.  Je préférais rester dans cet environnement, avec mes potes, ça me suffisait. En plus, au niveau du comportement, j’étais vraiment trop turbulent. Je me suis décidé à 12 ans, j’ai pris un annuaire et j’ai choisi un club au hasard . »

Avec son large sourire et sa longue silhouette, on ne peut pas le rater. Sammy Traoré est un personnage sympathique et attachant, qui égaye une Ligue 1 parfois morose. Mais pour toucher enfin au but, le défenseur malien a du croire très fort en son destin. Sammy Traoré est l’aîné d’une grande fratrie, et ça se ressent. Rassembler, guider, protéger, il sait faire. De ses erreurs passées, Sammy Traoré a su tirer une maturité qui l’accompagne comme ses casquettes. Un joueur singulier qui pense toujours au pluriel.

Bloqué à Paris par les arrivées de Zoumana Camara et Gregory Bourillon, le solide défenseur natif de Créteil va tenter de relancer une carrière à l’arrêt depuis son départ de Nice. Le Malien part la tête haute, fidèle à ses valeurs. « C’est toujours une déception de quitter un club dont on est fier de porter le maillot et où on se sent bien. C’est un crève-cœur. Maintenant, je suis un compétiteur. Je suis venu au PSG pour jouer, pas pour prendre l’argent ou regarder les autres jouer. Par la force des choses, il a fallu prendre une décision. Soit patienter, mais combien de temps je ne sais pas, soit trouver du temps de jeu ailleurs. C’est ce que j’ai choisi car pour jouer cette saison, il valait mieux partir de Paris ».

Traoré sera donc le joker d’une équipe auxerroise qui a sérieusement besoin d’un élément d’expérience au sein d’une défense, véritable passoire depuis le début de saison (15 buts encaissés en 7 journées). Sammy « le mâcon » va avoir beaucoup de travail pour colmater les brèches !

Posté par mbadakhch à 15:56 - - Footosphère - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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