Fou2Foot

L'univers du ballon rond vu par des fous2foot. Oeil critique et esprit acerbe sont au rendez-vous !!

17 septembre 2007

Le complexe français

franceLe drapeau français est en berne. Après le chaos de la délégation tricolore d’athlétisme aux mondiaux d’Osaka, après la terrible désillusion du XV de France face aux modestes Pumas lors de l’ouverture de la Coupe du Monde de Rugby, le onze Bleu n’a guère fait mieux au stade Giuseppe Meazza en décrochant un laborieux 0-0 au terme d’un match lénifiant. Plus que le résultat, c’est surtout la manière frileuse et la mentalité anti-compétitrice symptomatique du sport français, qui une fois de plus est mis en relief. Il y a des Nations qui se lèvent, mangent, vivent avec comme seul objectif gagner, n’ont qu’un mot à la bouche, victoire. Et puis il y a celles pour qui se mot ne signifie pas grand-chose, semblent être à des années lumière de cette mentalité. Dans un sursaut d’orgueil, et pour sauver l’honneur, parfois, ces « bons joueurs » ont pour but ultime de ne pas perdre. A votre avis, quelle catégorie est caractéristique du complexe français ?

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Coup de sifflet final à San Siro. Thierry Gilardi exulte dans  sa cabine de commentateur, Raymond Domenech sert le poing victorieusement dans un coin égaré du stade, les joueurs Bleus tout sourire échangent leurs maillots avec les Italiens, Patrick Vieira déclare au micro de TF1, l’inébranlable phrase si française, « On a fait un bon match ». Et oui, vous ne rêvez pas, les hommes de Raymond « le puni » ont réussi l’invraisemblable exploit, prouesse gravée à tout jamais dans l’Histoire, de ramener un bon vieux 0-0 d’Italie !

Cette équipe de France là, n’est pas assez compétitrice car elle ne comprend toujours pas l’intérêt de la compétition, l’intérêt de se tirer un peu la bourre, l’intérêt du dépassement de soi et du dépassement à cause de cet autre qui peut justement être meilleur que soi. Pourtant, toutes les circonstances - nombreuses - de cette rencontre étaient réunies pour que les français se dépassent, repoussent leurs limites, se transcendent, se métamorphosent. Bref, se bougent le cul.

A commencer par une question d’orgueil, de vouloir faire tremble son statut. Le vice champion du monde qui se rend sur le territoire DU champion du monde - qui plus est dans les circonstances qu’on connaît – doit avoir comme obsession la gagne. Chacun rentrant sur le terrain la rage au ventre, voulant étouffer, humilier son adversaire, et lui montrer qui est le vrai numéro 1. Avoir une mentalité conquérante de gagnant. Ne pas respecter la hiérarchie, transgresser les principes pour évoluer de manière offensive et dominatrice à l’extérieur. Surtout pas, se contenter d’un point, de remplacer Ribery par Toulalan, tirer trois fois au but, ne pas mettre en danger Buffon de la partie. On se fout du point du match nul, qui nous place devant l’Ecosse et l’Ukraine, on veut une équipe orgueilleuse qui ne calcule pas et n’a qu’une idée dans la tête, mettre une fessée aux meilleurs joueurs du monde !

Autre fait marquant, révélateur de faiblesse et d’impuissance. Les copieux sifflets de 50 000 italiens ébranlant « La Marseillaise » . Un motif de plus pour nos « gentils » joueurs de vouloir à tout prix la tête de leurs adversaires. Se sentir touché, meurtri dans sa chair, bafoué que l’on touche au symbole de notre patrie. Ce mot n’est pas une insulte. Le patriotisme – sans excès démesuré - est une valeur forte qui réunit des sportifs, des personnes de tout horizon autour d’un même drapeau, d’un même objectif. Les footballeurs sont d’ailleurs les premiers à le faire valoir, quand ils déclarent hardiment, « C’est un honneur de porter le maillot bleu, de représenter la France ». Il est où l’honneur pendant et après cette bronca à l’encontre de notre hymne ? Dans les chaussettes ? Oublié dans le casier du vestiaire ? Perdu dans le stade au rang 82 place 254 dans la poche de Domenech ? L’honneur n’est pas qu’un mot, il est avant tout un état d’esprit.

Si les Français sont si « flottants », c’est qu’ils manquent terriblement de méchanceté, de férocité, de résolution dans les yeux. En un mot ils manquent de passion. Car comme le rappelle brillament Appoline, l'étoile céleste du blog www.grandchelem.fr, "Il n’y a pas plus grande qualité dans la vie que la gentillesse, la douceur, la tolérance, mais pas sur un terrain de foot. Sur ce terrain de jeu - et cette notion de jeu est fondamentale – a lieu des guerres certes symboliques mais aussi violentes en terme d’intensité, d’engagement de soi, de haine de l’adversaire que dans les guerres véritables. Ce sont des guerres de passionnés, des guerres d’émotifs profonds. Si on ne veut pas accepter cette règle-là de la passion, y compris dans le sens le plus biblique du terme, une souffrance, une nécessité à détester la douleur de la défaite, une volonté de mépriser la tristesse de perdre, on ne peut pas faire du sport de haut niveau. Impossible."

Il parait "qu’impossible n’est pas français", alors Messieurs, montrez-nous votre véritable visage, livrez-vous sans concessions, arrachez-vous les tripes et rétablissez la vérité.

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06 septembre 2007

Idiotie télévisuelle

16776838_p C'est la rentrée sur Fou2Foot et les premiers articles traduisent les premières sensations estivales laissées par l'entame de notre championnat de France. Et le lecteur assidu et attentif de Fou2Foot n'a pas manqué de remarquer qu'en guise de hors-d'oeuvre, on lui sert des coups de gueule.
Mais que voulez-vous que nous fassions ? Comme vous, notre moteur et notre passion pour ce sport résident dans le jeu, le fair-play et le plaisir que nous transmettent nos acteurs en short. Et force est de constater que notre enthousiasme est resté bronzer sur une plage tandis que nos yeux luttent pour rester ouverts devant un spectacle aussi appétissant qu'un steak saignant devant un végétarien.

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Mais si ce n'était que cela ! Autrefois, lorsque le spectacle proposé n'était pas à la hauteur, on se consolait avec les commentaires judicieux, avérés, parfois acerbes, ou drôles de nos chers journalistes sportifs.Mais même là, la starisation, le "moi je" a pris le dessus et engendré une médiocrité d'analyse, de commentaires et donc du "spectacle" proposé.

Mais si ce n'était que cela ! Vous me répondrez, ca commence à faire beaucoup. Mais ce n'est pas fini. Parce qu'en plus d'un spectacle triste et sans saveur ( que nous analyserons dans un prochain article), de commentateurs TV dont les analyses, les paroles ou les interviews n'apportent non seulement rien de plus, mais qui ont le pouvoir (magnifique) d'irriter encore plus le pauvre footeux devant sa TV, voilà que maintenant ces mêmes journalistes deviennent arbitre, président de clubs, entraîneur et si on les écoutait ( chose que nous ne devrions pas faire !), ils nous feraient croire qu'ils seraient meilleurs que les joueurs sur le terrain.

L'exemple à l'origine de ce papier met en cause Canal +, qui sous le prétexte d'être l'investisseur numéro un du championnat (ce qui est vrai) a cru bon de se poser comme un expert sans lacune du football (ce qui est faux). Lors de la 6ème journée de L1, comme à chaque journée, la chaîne cryptée diffuse "Jour de Foot", un résumé des rencontres de la journée. A Lille, pour le match opposant le LOSC à Monaco, l'envoyé spécial,Thomas Guichard ne résume la rencontre que par une seule personne : M.Thual, l'arbitre.Images à l'appui, il met en cause l'homme en noir, lui mettant sur le dos deux buts injustement refusé aux lillois "alors que le ballon a franchi la ligne" (dixit le journaliste). Il pousse le bouchon jusqu'à cautionner l'expulsion du lillois Obraniak pour "une faute de dépit".

Revenons sur ce match et rafraîchissons les quelques mémoires qui ont oublié le déroulement de cette rencontre, perdue par le LOSC 1-0. Lille domine le match, Monaco est recroquevillé sur son but et doit à la malchance lilloise de ne pas encaisser de but. Intervient alors le premier fait de match, ou plutôt "la première erreur" de M.Thual selon Thomas Guichard. Sur une action des Dogues, jan Koller dégage le ballon sur sa ligne de touche. Commentaire de M.Guichard, en bon journaliste : "ce ballon semblait avoir franchi la ligne". Oui, sauf que sur les images (voir photo), on ne peut en aucun cas l'affirmer, ni l'infirmer. Il est quasi impossible, selon l'angle de la caméra, de voir si ce ballon a franchi ou non la ligne de but.

Alors dans ce cas pourquoi ne pas dire "le ballon ne semblait pas franchir la ligne" ou alors, de manière encore plus honnête et donc plus déontologique : "il est difficile de se rendre compte si le ballon a franchi ou non la ligne de but".
Mais Thomas Guichard n'a pas dit ces deux phrases, tout simplement car tout son résumé était "anglé" sur les "erreurs" de l'arbitre.

Lorsque Monaco ouvre le score contre le cours du jeu, il remet en cause la faute sifflée contre Plestan qui induit le but monégasque. Lorsque Obraniak tacle un joueur de la principauté, à la manière d'un Cantona imitant Bruce Lee, notre confrère (snif), au lieu d'incriminer le geste inadmissible du lillois, ne trouve rien de mieux à dire que : "c'est une faute de dépit" !!!! Et nous pouvons l'affirmer, aucune des images ne permet de se faire une idée précise et nette, en tout cas pas aussi nette et convaincue que le disours que nous balance le journaliste. Passons le cas du penalty, de l'acharnement de journalistes de Canal + à harceler l'arbitre et le délégué de la rencontre pour que M.Thual s'explique. On se croirait devant un tribunal révolutionnaire, où les personnes jugées fautives par les pontes de la TV et leurs caméras "qui voient tout" doivent passer en jugement (et humiliation) devant le pays. Le but de ce papier n'est pas de pointer du doigt un journaliste, même si en l'occurence, il a  très mal fait son travail.
Il n'est malheureusement pas le seul.

L'objectif est de vous mettre en garde contre le pouvoir de l'image, des paroles et ce qu'on veut bien faire dire aux images. Pour la conclusion, nous citerons notre confrère "Les cahiers du football", qui a rédigé un excellent article sur ce sujet, sur son site Internet :
"Claude Puel, qui avait pourtant opté pour une certaine retenue, lâchera devant les caméras ce lieu commun, presque par acquis de conscience: "Les images parlent d'elles-mêmes". Eh bien non, les images sont muettes. En revanche, on leur fait dire n'importe quoi. Et les commentateurs s'en chargent, comme de mauvais ventriloques dont on verrait la bouche bouger quand Tatayé dit une énorme connerie."


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05 septembre 2007

Quand la Ligue 1 devient un devoir conjugal...

foot_conjugal Ma petite amie vient avec moi à mes soirées foot. Pourquoi se revirement sur un sujet rituel de dispute ? La raison est simple : les visages hypnotisés par l’écran et le mutisme salivant des supporters n’est plus. Une soirée foot est aujourd’hui synonyme de discussions et d’échanges. La bonne entente de mon couple les dimanche soirs est certainement le meilleur signe de la qualité décroissante du championnat de football français. 

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Certes, voilà quelques années que nous n’assistons plus à des finales de Coupe de France opposant Amiens à Strasbourg. L’Olympique Lyonnais a su donner à la Ligue 1 une dimension qu’elle n’avait plus connu depuis le début des années quatre-vingt-dix et l’hégémonie marseillaise. Pourtant, lorsque vous pensez à la saison 2006-2007 de Ligue 1, quel est votre premier sentiment ? N’ayons pas peur des mots, nous nous sommes emmerdés. Petite comparaison avec les autres championnats européens, qui, eux, ne participaient pas au vieillissement anticipé de la population, suscitant autant d’enthousiasme qu’une rencontre régionale de curling.

La différence principale entre le championnat français et les autres championnats européens, c’est la présence d’une élite, d’un aréopage de professionnels consciencieux. Nos voisins de l’espace Schengen ont la chance de posséder une poignée d’équipes qui se partage la suprématie et impose au reste du championnat un niveau international. Notons à ce sujet deux remarques judicieuses, pourtant sorties de la bouche de provocateur parfois décérébrés. Lors de la Coupe du Monde 2002, qui avait vu la Corée du Sud et la Turquie se placer respectivement 4ème et 3ème, les optimistes y voyaient la concrétisation d’un tournoi mondialisé et égalitaire, où toutes les équipes étaient des potentiels Seleçao… Même Marx n’aurait su se montrer aussi utopiste. Thierry Rolland avait déclaré que cette Coupe de Monde ne marquait pas la fin des petites équipes, mais la mort des grandes. A méditer.

La seconde intervention pleine de bonne foi est à mettre au compte de Jean-Michel Aulas. Le provocateur président de l’Olympique Lyonnais expliquait les débâcles de son équipe en Champions League, par une trop grande différence entre une rencontre européenne et un match du championnat français. C’est effectivement la première constatation que n’importe quel observateur ferait. Pourtant, si la présence de ces grandes équipes tire, sportivement et économiquement, leur championnat vers le haut, elle laisse entier le problème de cause à effet. Un mauvais championnat ne peut avoir de bonnes équipes ou sans bonnes équipes pas de spectaculaire championnat ? Bref, l’éternel paradoxe de la poule et de l’œuf. Regardons quelques chiffres maintenant afin de faire de ce papier une démonstration irréfutable.

Lors de la saison 2006-2007, nous avons pu assister à 855 buts, soit une moyenne de 2,25 buts par match. Cela ne vous parle pas ? C’est simple, il s’agit du plus faible taux de réalisation des principaux championnats européens. La Liga a compté 942 buts, soit 2,48 par match. La Bundesliga 837 (2,74 par match), la Première League 931 buts (2,45 par match) et enfin, le Calcio 969 buts (2,55 par matchs). Même la Ligue 2 comptabilise un meilleur rendement (2,37 buts par match). D’ailleurs, entre parenthèse, la Ligue 2 et la Nationale ont offert un spectacle bien plus palpitant que l’élite du football français. Certes, me direz-vous, il ne s’agit ici que de buts, la beauté d’une rencontre ne réside pas seulement dans ces filets tremblant. Et vous aurez raison. Pour autant, le nombre de buts marqués sur 380 matchs est relativement représentatif du spectacle. Et puis, oseriez-vous me dire sincèrement que le spectacle était à la hauteur ? Un argument est souvent avancé pour expliquer ce clivage : l’argent.

Effectivement, le championnat français est plus pauvre que ses voisins. En 2006-2007, les budgets cumulés des 20 équipes évoluant en Ligue 1 atteignaient la somme de 527 millions d’euros (environ, les équipes sont toujours frileuses à l’idée de parler de leur argent), soit le budget du Real de Madrid et de Barcelone additionné. Parmi la liste des 20 équipes le plus riches d’Europe, une seule est française : l’OL évidemment, qui se classe 11ème derrière Liverpool et devant l’AS Roma. Phénomène unique en France et récent, puisque la première apparition de Lyon dans ce classement remonte à 2005. Mais, ce souci des clubs riches nous replonge dans le paradoxe de basse-cour. L’argent appelle les résultats et inversement (à part quelques cas uniques tels le Real de Madrid capable de voir disparaître un quart de milliard d’euros de dette d’un coup de baguette royale). Une autre réponse peut être apportée, l’une des favorites des Français : les impôts.

Les footballeurs professionnels sont plus taxés en hexagone que partout ailleurs. Mais cet argument apparaît bancal. D’abord, il me semble, que les joueurs de foot sont avant tout des passionnés qui ont renoncé à mener une adolescence et une jeunesse normale pour se consacrer à leur sport. Si un club faisait réellement rêver les joueurs en France, ils signeraient. Puisque, évidemment, nous parlons ici des grands joueurs. Les joueurs moyens ont sensiblement le même niveau partout (peut-être même meilleur en France dont la qualité des centres de formations est reconnue partout dans le monde), ce que nous déplorons, c’est le départ des grands joueurs français, et la non venue des grands joueurs étrangers. Ces grands joueurs gagnent tous des centaines de milliers d’euros, seraient-ils assez vénaux pour n’organiser leur carrière qu’en fonction de quelques deniers supplémentaires. En fait c’est assez simple. Si c’est vraiment ces taxes qui handicapent les clubs français, pourquoi l’AS Monaco ne trust pas tous les plus grands joueurs du championnat ? Pourquoi les championnats du Qatar, des Emirats et des Etats-Unis ne sont pas les plus pourvus en grands joueurs (je ne parle pas ici des fins de carrières) ?

Finalement, ce qui fait le spectacle d’un championnat, c’est la volonté. La volonté de produire du jeu. Il y a encore quelques années, l’Italie et son catenaccio faisait de la Serie A un championnat bien pauvre en but. Pour des raisons économiques (évidemment), les dirigeants ont décidé de remettre de l’offensive et des buts dans leur championnat. Opération réussie. Pour résumer les choix qu’ils nous restent : soit les dirigeants décident de faire du championnat un spectacle (ce qu’il est originellement, ne l’oublions pas), soit le règlement est modifié pour pousser les équipes à l’attaque (un peu à la manière du Top 14 en rugby).

Ce qui est certain, c’est que les premières journées de la saison 2007-2008 sont à mourir d’ennui. Alors messieurs les responsables, rappelez-vous que pour nous le foot ce n’est pas des ventes de maillots, de places ou de droits télé. Nous aimons « taper le ballon » avec les copains, nous faire passer pour des experts après la lecture de France Football, et surtout nous asseoir devant un match et être, pendant deux heures, transportés dans un monde où la futilité d’un but devient une raison d’être. Pensez à nous et à nos conjointes. Rendez-moi mes engueulades du dimanche soir, merci !

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04 septembre 2007

Quand la télé met le foot hors-jeu

weil La rédaction ne Fou2foot se fait une spécialité de râler. Nous vous promettons à tous de bientôt nous extasier devant un événement footballistique, du moins, dès que possible. Pour l’instant, un dernier coup de gueule. A quel propos ? La TV. Le diktat maintenu par les droits TV sur la Ligue 1 ? Non. La connivence entre dirigeants du foot et de la télé ? Non. Nous sommes, à la rédaction du site, des téléspectateurs lambda. En tant que tels, je m’insurge (je sais, le terme est un peu fort, mais je ne m’étais pas insurger pendant l’été. Que voulez-vous, c’est la rentrée.). Que deviens le foot à la télé ?

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On commence par le transfert de l’été : France 2 a racheté les droits de diffusion du dimanche matin. Ce n’est pas la qualité de l’émission qui vaut ce billet d’humeur, mais les horaires. Le magazine est diffusé à 12h, puis une seconde partie après le journal de 13h. Où est le problème me direz-vous ? Qui regarde cette émission ? Les fans de foot. Et que font les fans de foot généralement ? Ils jouent au foot. Est-il besoin de vous rappeler que les matchs de football amateur se déroulent le dimanche en tout début d’après-midi, avec une convocation souvent aux alentours de 12h. Vous voyez le malaise maintenant ?

Les débuts de France2foot sont d’ailleurs décevants, ne réunissant que 1,87 millions de téléspectateurs en première partie et 1,64 millions pour la seconde. Je vous rappelle que Téléfoot réunissait régulièrement plus de 3 millions de téléspectateurs. Il y a en France un peu plus de 2.200.000 licenciés de football amateur. Faîtes le calcul.

Second point de mécontentement : Canal +. LA chaîne du football. De l’avis des pros comme des amateurs, les plus compétents en ce domaine. Pourtant, une fausse note de taille cette année, qui atteint son apogée lors du classico français, Paris-Marseille (et quel match !).

La fausse note a un nom : Laurent Weil. Ce type se débrouille bien en termes de cinéma, même si son carnet d’adresses compte plus dans la qualité de ces prestations que ses réelles capacités. Son rôle dans l’émission de Michel Denisot en fin de journée l’année dernière a révélé une incapacité à être intéressant et pertinent. Et là, quelle surprise, il est au foot. Il n’y connaît rien, et adopte un ton inapproprié au sport. Les avant match de Canal +, véritable petite mise en bouche des amoureux du ballon rond, sont devenus des supplices en sa présence. Effectivement, lors de Paris-Marseille, Laurent Weil nous a gratifiés d’une interview de Nicolas Sarkozy. Je sais, vous me direz : « un président dans les tribunes, cela ne se rate pas ». Réponse : Si ! Il y a deux raisons qui peuvent pousser un journaliste à interviewer un président lors d’une manifestation sportive. Soit, le premier magistrat de France est un érudit du foot, soit on profite de l’événement pour avoir un discours décalé et original. Peut-on dire que Nicolas Sarkozy est un érudit du football ? Non. Il n’y connaît rien. Rien de honteux à cela, il préfère le cyclisme. Qu’il suive une étape du Tour de France, sa place n’y est pas usurpée (en dehors de toutes considérations politiques, évidemment). Mais, personnellement, je ne m’adresserais pas à lui pour avoir des analyses pertinentes (pas plus qu’à Laurent Weil). Peut-on dire que cela nous permet d’avoir enfin un discours sorti de l’habituelle constipation des discours officiel ? Non. Messieurs Mitterrand et Chirac suivaient les protocoles politiques à la lettre. Avoir leurs opinions après un match de foot devenait un vrai plus, une ouverture de la conception que l’on se fait du président. Mais là, il s’agit de Nicolas Sarkozy. Parler lors et au sujet d’événement sportif est la spécialité de notre président. Il parle même lorsque lui-même pratique du sport. L’originalité serait de l’interroger sur des points politiques. Je vous rappelle qu’il a déclaré qu’il bombarderait l’Iran. Ce à quoi, Mahmoud Ahmadinejad, le fou, l’excentrique, l’incontrôlable, a rétorqué que Nicolas Sarkozy était un novice et qu’il fallait excuser ses propos sans fondement.

Bref, une fois de plus, la rédaction de Fou2foot en appel aux instances du football (dont la télé fait partie). Nous ne voulons pas de Laurent Weil ni de Thierry Rolland, les propos du Président de la République, on s’en fout. On veut juste une poignée de grands professionnels, un maximum d’images et de chiffres. Point barre. Rendons le football aux footballeurs.

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01 décembre 2006

La connerie n'a pas de frontière

Le message d'unité et de tolérance du Mondial-2006 cet été en Allemagne n'est plus qu'un lointain souvenir: attaques xénophobes et éruptions de violences ont repris de plus belle autour des matches de football en Europe, comme à Nancy jeudi soir et à Paris il y a une semaine.

Ni les appels à l'amitié entre les peuples lus par Beckham ou Zidane, ni les banderoles "Dites non au racisme" (Say no to racism) déployées dans le rond central avant les matches de la Coupe du monde, ni les quatre millions d'euros débloqués par le comité d'organisation du Mondial n'ont suffi.

Asamoah, attaquant international allemand originaire du Ghana, victime d'insultes racistes en septembre lors d'un match de Coupe d'Allemagne contre l'équipe B de Rostock, en a d'ailleurs dressé le triste constat.

"A l'étranger, beaucoup de gens associent l'Allemagne avec la xénophobie, lançait-il début octobre dans le magazine Kicker. (Pourtant) pendant le Mondial-2006, le monde a découvert que les Allemands pouvaient être tout à fait différents. Même au Ghana (son pays d'origine), les gens étaient stupéfaits." "Mais ce qui m'est arrivé à Rostock a été repris par les radios au Ghana et dans d'autres pays, poursuivait-il. Les cris de singe ont conduit à ce que certains pays africains retrouvent la même image de l'Allemagne qu'avant le Mondial. Les idiots ont réussi cela."

Mais ils n'ont pas frappé qu'en Allemagne. Septembre a été glauque. En Espagne, l'attaquant international camerounais Eto'o (déjà la cible de ce genre de dérapages la saison passée en Espagne) a été visé par des cris racistes lorsqu'il a ouvert le score pour le FC Barcelone sur le terrain du Racing Santander.

En Pologne, des hooligans ont jeté des bananes et lancé des insultes racistes contre les joueurs brésiliens du club de première division polonaise, Pogon Szczecin, lors d'un match de Coupe de Pologne à Gdansk.

Et le mois d'octobre n'a pas relevé le niveau. La police serbe a ainsi arrêté plus de 150 supporteurs pour propos appelant à la haine et l'intélorance nationaliste, raciale et religieuse, lors d'un match de seconde division serbe.

A ce menu peu ragoûtant, s'est ajoutée une nouvelle flambée de violence. Là encore, l'image du Mondial allemand et de son ambiance bon enfant s'est vite évaporée.

Le président de la Fédération allemande de football (DFB), Theo Zwanziger, résumait la situation fin octobre en notant: "la joie qu'a suscité le Mondial-2006 ne doit pas nous faire perdre de vue que le football allemand n'est pas débarrassé du dossier violence".

Mais M. Zwanziger aurait pu aller plus loin et dire que l'Europe n'est pas débarrassée de cet encombrant dossier, car là non plus, l'Allemagne n'a pas la palme.

La France a été très marquée: un supporteur du Paris SG a été tué par balle et un autre grièvement blessé, dans le cadre d'une agression antisémite (la victime est suspectée d'appartenir au camp des agresseurs) en marge de PSG-Hapoël Tel-Aviv en Coupe de l'UEFA il y a une semaine.

Jeudi soir, de graves incidents ont été déclenchés à Nancy par des hooligans néerlandais supportant Feyenoord, club qui se déplaçait dans l'Est de la France dans le cadre de la C3. Sans oublier les images télévisées d'un jeune pompier volontaire aux doigts déchiquetés par un gros pétard jeté sur la pelouse de Nice-Marseille en Championnat de France.

En Grèce, presque chaque dimanche, les journaux télévisés rapportent des images de batailles rangées entre supporteurs, de lancers de fumigènes contre les policiers, de mise à sac d'aires d'autoroutes ou de ferries.

Triste tableau.

SK

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24 novembre 2006

Ras le bol !!!

Après les nouveaux incidents qui se sont déroulés jeudi soir au Parc des Princes, la rédaction de Fou2Foot tenait à prendre position face à ces pseudos supporteurs qui pourrissent totalement notre championnat et le football en provoquant et en cherchant les incidents lors de chaque rencontre que ce soit de championnat ou de Coupe d'Europe ! On en a marre !

Jeudi soir, un jeune homme a été tué à la sortie du Parc des Princes après la rencontre entre le PSG et l’Hapoël Tel-Aviv ! Voila comment l'information est véhiculée depuis les faits par l'ensemble des médias, une information qui fait froid dans le dos mais qui ne devrait clairement pas être énoncée ainsi car ce décès n'a rien à voir avec le match, rien à voir avec le football ! C'est celui d'un dégénéré qui se dit supporteur mais qui ne l'est pas comme bien d'autre dans les tribunes de France. Des personnes qui profitent du foot pour faire ce à quoi ils aspirent : se battre, lancer des insultes, dégrader, casser, prendre à parti, taper, blesser, tuer...

Si la consternation règne après ce décès, la colère aussi car l'on en a marre de ces personnes qui pourrissent nos tribunes à chacune des rencontres.

Il n'est clairement pas normal qu'un policier qui défendait un supporteur israélien à la sortie de la rencontre ait dû tirer pour se défendre car "complètement acculé", pour reprendre les termes de la Préfecture de Police, par ces pseudo supporters.

Nous ne voulons pas donner de leçons mais un supporteur sait se montrer digne dans les bons comme dans les mauvais moments de son équipe. Si dans la majorité des clubs il n'y a aucun problème, le club parisien avec ses supporteurs commence vraiment à lasser. Chaque semaine on a des incidents. Si vous n'en pouvez plus de votre équipe ne venez pas, restez chez vous mais s'il vous plait arrêtez de venir pourrir nos tribunes et par la même notre football.

Y'en a marre que l'on assimile le football à la violence, les supporteurs à des casseurs, non ce n'est pas ça le foot ! Le ballon rond doit être une fête, un sport rien de plus...

Ce papier n'a pas pour but de condamner les vrais supporteurs du PSG qui restent parmi les meilleurs de France mais uniquement les quelques imbéciles qui profitent de notre passion, de notre sport pour exercer leurs actions.

Comme le dit Frédéric Thiriez dans son communiqué "Le football, ce n'est pas la haine. Le football, ça ne peut pas être la guerre."

SK

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17 novembre 2006

Inacceptable !!!!

gfrecheUne fois n’est pas coutume, fou2foot s’insurge contre des propos venant d’un acteur extérieur au monde footballistique : Georges Frêche. Le président du Languedoc-Roussillon a déclaré « dans cette équipe (de France), il y a neuf blacks sur onze. La normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine ».

Ne nous attardons pas sur le racisme de ses propos, il est inadmissible et ne peux surgir que d’un cerveau sclérosé (rappelons que Georges Frêche appelait les harkis des « sous-hommes »). Pourtant, trois points méritent d’être analysés ici. Le fond du message, son caractère politique et son caractère footballistique.

D’abord, le fond. Un : l’équipe de France n’a jamais eu pour vocation de refléter la population française mais de la représenter et surtout de gagner. Cela semble une évidence mais puisque, à priori, certain sont longs à la réaction, le président de la LFP, Frédéric Thiriez lui-même a rappellé que « les joueurs de l'équipe de France sont, fort heureusement, sélectionnés en fonction de leur seul talent et non de la couleur de leur peau ! » Deux : suivons la logique de Monsieur Frêche. Dressons une équipe représentative (c’est vrai, les asiatiques n’ont jamais manifesté contre leur non-représentativité). Puisque le député ne fait aucune distinction entre les nationalités mais seulement entre la couleur de peau nous ferons de même. Nous tenons juste à rappeler qu’il s’agit d’une vision archaïque. Que confondre un Vietnamien avec un Chinois, un Marocain avec un Algérien, un Congolais avec un Ivoirien ou même un Normand avec un Breton relève de la non considération de facteurs fondamentaux dans la construction d’une personnalité. Alors, allons-y Georges, il y a en France : environ 10% d’arabes, 10% de noirs, 700 000 asiatiques. 62% de la population est Catholique, 6% musulmane, 2% protestant, 1% juif, 0.6% bouddhiste et 23% agnostiques ou athée. La population française compte également, approximativement, 5% d’homosexuels. Enfin on compte, 3.398.126 déficients intellectuels ou mentaux, 3.085.944 handicapés moteurs, 2.321.288 troubles du métabolisme, 1.199.141 déficients auditifs, 855.796 déficients visuels, 195.175 troubles de la parole, 907.844 autres déficiences 

Alors partant du principe qu’une équipe compte 24 joueurs, nous devrions retrouver chez les bleus : 2,4 arabes, 2,4 noirs, 0,2 asiatique et donc environ 18 ou 19 blancs. Parmi cet arc-en-ciel, 14,88 catholiques, 1,44 musulmans, 0,48 protestant, 0,24 juif, 0,14 bouddhiste et 5,52 sans religion. N’oublions pas les 1,2 homosexuels et 1,2 déficients intellectuels, estimant que les autres critères sont incompatibles avec la pratique du foot à un tel niveau.

Si le coeur vous en dit, dressez une telle équipe. Voilà une occupation ludique pour les week-ends pluvieux : composer une équipe représentative.

En tout cas, merci Georges. Grâce à toi, fini les longues prises de tête des sélectionneurs. Avec un tel barème (baptisé, barème Frêche), composer l’équipe de France devient un vrai plaisir, aussi simple que de cocher les cases des fiches administratives pré-remplies et tout aussi ennuyeux.

Trois : « Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls. J'ai honte pour ce pays ». Les blancs sont nuls ? Monsieur Frêche, vous devriez regarder les matchs de foot européens. Sur tous les terrains d’Europe, les blancs sont  nombreux et la qualité de jeu est souvent appréciable. Quel est votre problème ? Qu’il y ait trop de noirs ou que les blancs soient nuls ? Enfin, vous avez honte de votre pays. Honte de quoi ? Que pour une fois, dans un secteur donné, il soit arrivé à intégrer simplement toutes les catégories de français ? Que le football soit finalement un exemple en comparaison de la politique où nous sommes loin de la représentativité, surtout dans l’hémicycle ?C'est votre pays qui a honte de vous monsieur Frêche.

Reste à comprendre le pourquoi. D’un point de vue politique, cette déclaration est tout simplement incompréhensible, surtout venant d’un élu socialiste. Voulez-t-il attirez l’attention sur lui pour éviter aux électeurs PS de se concentrer sur les récentes bourdes de Ségolène ? Désire-t-il rejoindre le parti de Jean-Marie Le Pen après avoir vu son idole Dieudonné avec lui ? Pense-t-il, qu’afin de respecter les 1,2 joueurs déficients mentaux obligatoires, Raymond Domenech fera appel à lui ? Mystère.

D’un point de vue footballistique enfin, ce n’est pas la première fois que la rédaction de Fou2foot le dit : LAISSEZ NOUS TRANQUILLE. Vous, messieurs, qui ne comprendrez jamais que le foot est avant tout des copains qui jouent dans une ruelle avec des T-shirts pour faire les buts, que le football c’est justement des types qui se contrefoutent de savoir si leur coéquipier est noir, jaune ou vert tant qu’il lui adresse un bon centre, que le sport sous toutes ses formes est une opportunité magique d’oublier les tracas quotidiens, vous, messieurs, arrêtez d’utiliser un sport qui fait chavirer des millions de cœurs de part le monde à vos fins personnels.

Pour finir, puisque Fou2foot se veut aussi un rôle pédagogique, tentons d’expliquer à Georges Frêche pourquoi il semble que les blacks réussissent mieux dans le foot français de très haut niveau. Malheureusement pour lui, il s’agit ici d’une explication multifactorielle. D’abord, morphologiquement, les blacks tendent à être plus athlétiques, plus musculeux et même pour les personnes originaires des hauts plateaux (Ethiopie…) une plus importante endurance, ce qui, à ce niveau, peut faire la différence. Les minorités ethniques sont souvent issues de l’immigration, donc de familles courageuses, prenant leur destin en main et que la France n’a pas toujours reconnu comme il le faudrait. Il est donc possible que ces personnes ou leurs enfants aient hérité de caractères plus braves et plus déterminés. Il y a encore mille et un facteurs pouvant expliquer la présence de tant de "non-blancs" (puisque c’est ce qui semble déranger Georges Frêche) mais nous n’irons pas plus loin, au cas où Monsieur Frêche lirait cette tribune, nous ne voudrions pas l’assommer de considérations trop complexes pour ce béotien.

Après cette tentative d’explication, rappelons tout de même que les propos de Georges Frêche sont idiots (puisque l’équipe de France se compose selon le talent des joueurs) et immondes (puisque insidieusement racistes). Monsieur Frêche, nous ne vous saluons pas.

S.A.

Posté par mbadakhch à 10:33 - - Le carton de Fou2Foot - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 novembre 2006

Merci Hidalgo!!!

hidalgoFou2Foot pousse un coup de gueule, et souhaite avant tout rétablir certaines vérités.
Depuis cet été, la ligue de football professionnel, a mis en place le très médiatique challenge de l'offensive. Cela n'a pu échapper à personne, tellement le battage médiatique qui l'a accompagné a été intense. Plusieurs unes du premier quotidien sportif, multiples sujets télévisés et autre propagande à 2 balles. Un projet mis en place par un Michel Hidalgo, en mal de reconnaissance de la part des médias. Alors, pour se faire remarquer, lui, disparu des écrans et de l'actualité, tel un banal participant d'une quelconque émission de télé-réalité, il n'a rien trouvé de mieux que de créer, ce "challenge de l'offensive". Une idée qui trottait dans la tête de pas mal de personne ces derniers temps, pour réussir à rendre plus attractif, un championnat où le nombre de 0 à 0 était tellement important, que la "narcolepsie" générale, commençait à pointer le bout de son oreiller.

Rien à voir avec la choucroute.
Alors, au bout de quelques journées, on entend un Hidalgo fanfaronner. "Depuis le début du championnat, je constate davantage de légèreté. Ce n'est pas un hasard que les deux premiers du classement fassent partie des meilleures attaques". On peut voir là, une réflexion pleine de pertinence et de bon sens. Il arrive souvent dans un championnat, que les équipes les moins prolifiques se retrouvent en tête. Pas évident de finir champion, en ayant marqué 10 buts, non? Certains répondront, si en Italie, mais sombreraient vite dans la caricature. La révélation Palerme et le co-leader Interiste étant les gâchettes du Calcio. Fini le catenaccio!!!

Depuis quelques journées, on n'entend absolument plus parler de ce challenge. Et pour cause, les attaques sont en berne.  Ses recettes ne sont plus du goût de tous. La mayonnaise n'a pas pris. Alors comment expliquer, cette recrudescence de buts du début de saison?
Tout simplement grâce à 2 phénomènes:
Primo: le début de championnat. Tous les passionnés de football savent bien, qu'il y a 2 périodes fastes. Juillet/Août et Avril/Mai. Pourquoi? Simplement au début du championnat, l'enjeu n'est pas encore (trop) présent, et les équipes se mettent en place doucement. Et, la fin du championnat, où pour 70% des clubs, l'enjeu se résume au mieux à la Coupe à Toto. Jouer libéré, facilite le "foot champagne".

L'autre explication vient des hommes en noirs. Et oui, on a tendance à oublier que les arbitres ont des consignes, et les appliquent, peut-être à outrance, mais ça c'est un autre débat. Les chiffres parlent d'eux même. 38 pénalties inscrits cette saison au bout de 13 journée, 12 à la même époque l'année dernière.

Ce sont des constats simples, mais que beaucoup de "pseudo-analystes", soi-disant experts dans le domaine ont tendance à occulter.

Alors certes, il y a une légère augmentation, pas très significative du nombre de but. 2,4 buts par match en ce moment contre 2,1 lors du championnat précédent. Mais on ne peut pas non plus accorder ce "mini-regain de forme", au challenge de l'offensive. Pour exemple, les équipes qui viennent jouer chez le champion de France, restent toujours à 11 dans leur camp. Les matches avec enjeu du style Lille/OM ou Bordeaux/Auxerre, ne sont toujours pas à la hauteur d'un derby milanais (4-3 pour souvenir) ou des matches anglais et allemands.

Bien tenté quand même. Tous les moyens sont bons pour tenter de se donner une image, un contenant, loin de la réalité. Et puis, il faut bien que Canal + rentabilise ses 600 Millions!!!

SK

Posté par mbadakhch à 21:25 - - Le carton de Fou2Foot - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 novembre 2006

La guerre des présidents...

Voila un épisode inintéressant au possible, qui ouvre sur un faux-débat stérile, dont tout le monde se moque, et pourtant...
Tout le monde s'est intéressé à la première défaite des "galactiques" lyonnais, le week-end dernier à Rennes. En revanche, peu de personne s'intérresse à l'animosité qui s'élève ces derniers jours entre le président du quintuple champion de France et le président de la Ligue. Et pour cause.
Retour sur une trilogie.

Acte I: L'empire contre-attaque


Tout le monde connait la célèbre réplique, "Quand on attaque l'empire, l'empire contre-attaque". A l'Olympique Lyonnais, on contre-attaque avant même l'attaque. La preuve avec "Dark Aulas" en conférence de presse à la fin du match, "Pourquoi avoir joué samedi après-midi alors qu'on a joué contre Kiev (en Ligue des Champions) mercredi soir? Chaque fois qu'on fait une demande à la Ligue, elle est refusée avec une argumentation nauséabonde. On nous fait jouer à des horaires qui n'arrangent pas l'équipe. Tout ceci fait que l'environnement médiatique est un peu désagréable".

Acte II: La guerre des étoiles

thiriez"Maître Thiriez" ne se laisse pas déborder, et plutôt que d'utiliser la "force", il entre dans la joute verbale. "J'ai vu le match, je n'ai pas eu l'impression que la victoire de Rennes soit le fruit d'un compltot ourdi par la LFP et la presse contre l'OL. Un grand champion doit non seulement être bon joueur, mais surtout beau joueur, modeste dans la victoire et sans rancoeur dans la défaite".
Maître Thiriez, contrairement aux apparences, met un grand coup de baton à Dark Aulas. La force n'est rien, si tu ne la maîtrise pas jeune Jedi. Voila le message subbliminal de cette déclaration.

Acte III: Le retour du Jedi

Plein de fougue, de vitalité et d'orgueil, le jeune Dark Aulas revient à la charge. Comme si la claque de l'acte II était déjà oubliée. Il se demande si, "c'est un signe d'ambition pour les performances européennes que de refuser à Lille et Lyon de s'affronter un vendredi comme ils le souhaitaient pour pouvoir préparer au mieux leur match de ligue desaulas champions du mardi suivant". Il poursuit en s'interrogeant sur "la cohérence à avancer arbitrairement auvendredi le match Lyon-Valenciennes, sans demande des clubs concernés, parce qu'un match international de rugby a été fixé au samedi soir". Il insiste en parlant "du refus de programmer Lyon-Sedan de la 14ème journée au samedi après-midi dans le cadre d'un multiplexe télévisé avec Sochaux-Lille comme le proposait Canal+". Enfin, il signe en affirmant "faire confiance à Frédéric Thiriez pour être le grand Président dont le football français a besoin...".

Espérons, que contrairement à la fiction de Georges Lucas, ils n'aient pas commençé par la fin...

"Que la force soi avec vous"

Posté par mbadakhch à 00:09 - - Le carton de Fou2Foot - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 novembre 2006

Lennart Johansson

carton Le premier carton de Fou2Foot s'adresse à l'actuel président de l'UEFA (Union Européenne Football Association). Celui qui est candidat à sa propre succession au grade suprême de l'instance européenne de football ne ménage pas son adversaire.

A la question : "Pourquoi vous seriez le meilleur candidat à la présidence de l'UEFA?", il déclare : "Pourquoi moi? Parce que j'ai plus d'expérience. Je connais le business. C'est une chose de jouer au football sur le terrain. Cela en est une autre de traiter les problèmes de 52 nations".

Cette pique s'adresse évidemment à Michel Platini, son unique concurrent (pour l'instant!) dans la lutte pour la présidence de l'UEFA. Mais monsieur Johansson, qui avait affirmé il y a peu qu'il ne se représenterait pas, semble oublier beaucoup d'éléments. Tout d'abord que le football n'est pas un "business", mais que si la situation est aussi mauvaise aujourd'hui, c'est par la faute d'actions mises en place sous sa présidence, et qui ont favorisé l'enjeu par rapport au jeu. Et notre bon ami suédois semble également occulter que Michel Platini a non seulement organisé la coupe du monde 1998, mais qu'il fait également partie de ces rares joueurs à avoir épousé une carrière de dirigeant, en exerçant notamment à l'UEFA, et à la FIFA (conseiller du président Blatter, excusez du peu !)

Ce carton jaune n'a rien de chauvin, mais pour tous les amoureux du football, qui EST un jeu, il est horripilant d'entendre traiter son jeu favori de "business".

Alors retournez à votre propre business, et laissez le football se développer sainement.

MB

Posté par mbadakhch à 21:44 - - Le carton de Fou2Foot - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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